Mon Héroïne

Mon Héroïne
Je me souviens d'une chose. Je me rappelle d'avoir été conscient un matin. Je me souviens d'être prostré, le matin d'une fête. Il était précisément 6 heures et 13 minutes. J'étais assis, seul dans mon coin. Je regardais d'un air vide mes amis, en mes « amis » car je ne sais pas si j'ai vraiment eu quelqu'un pour me combler depuis le départ de Mary. J'ai bien eu Steeven, mais Steeven est parti. Je regardais la pièce dans laquelle j'étais, cigarette à la main, une bière sûrement éventée dans l'autre. Dans la pièce flottait l'odeur âcre du shit, et je buvais ma bière, bien qu'elle soit degueulasse, pour faire passer le goût du vomi dans ma bouche.
J'étais bien entendu, complètement défoncé.
J'étais au fond du trou. Rien ne pouvait me raccrocher à la vie.

La drogue. La drogue. Vous savez, dans la vie, on a toujours un substitut.
Moi au départ, j'avais la musique. Je me souviens parfaitement du premier album que j'avais acheté, The Golden Age Of Grotesque de Marilyn Manson. J'avais été fasciné par le personnage, si controversé, par les grosse guitares, les rythmiques, la prestation scénique, par son univers sombre et torturé. Par son maquillage. Par sa génie et bien sûr l'album ne m'avait pas déçu. Il regorge de hits potentiels. A force de l'écouter, j'ai finit par le connaître par c½ur, tous les rythmes, les bruitages, le moindre détail. Je me suis donc empressé d'acheter le plus vite possible tout les albums. C'était ma drogue. Une drogue douce. J'en avais besoin et en plus elle était légale, et peu chère.
Malheureusement aujourd'hui, je n'écoute plus de musique.
Je suis là, assis, comme une loque, mon esprit omnubilé par Mary que j'essaye de faire disparaître par petites gorgées de whisky coca.

J'avais rencontré Mary il y a presque deux ans. Elle était belle, elle était brune, elle avait les yeux verts, et tout mon bahut voulait sortir avec elle. C'était une fille qui ne m'avait jamais intéressé.
Puis on s'était parlé pour la première fois. Elle m'avait séduit car elle était mignonne et intelligente. J'étais simple, et n'avais rien de particulier.
Nous étions sorti ensemble puis j'avais découvert une nouvelle drogue : L'amour.
Je ne pouvais me passer de la douceur de ses lèvres sur les miennes de la chaleur et la tendresse de sa langue. Je ne pouvais tout simplement me passer d'elle.
Un jour, nous étions allé chez elle et nous nous étions embrassé. Peu à peu nous nous étions deshabillé et tout les deux nous avions fait l'amour la première fois. Elle avait un corps magnifique.
Nous recommencions de baiser à chaque fois, avec ce besoin de sexe, ce besoin d'avoir sa dose. Ce besoin d'être satisfait et de planer après l'orgasme.
J'ai finit par devenir bon au lit et elle toujours de plus en plus chaude.
Je revois ce bonheur qui me semble aujourd'hui éphémère. Inutile car aujourd'hui, j'ai la coke, l'héroïne, le MDMA, la Valium, le Lextine, le Rohypnol, le Diazépan, l'Optalidon, le Prozac, le Neaxtrelsona. Inutile, mais je le suis également.

Et puis un jour Mary est partie avec un autre mec, un connard et j'ai commencé à fumer des cigarettes. J'avais déjà essayé auparavant, et ça m'avait fait tourner la tête, même si le goût n'était pas très agréable, je m'étais habitué. Et je fumais 10 cigarettes par jour, puis un paquet par jour et puis lors de fête je buvais pour oublier Mary et cet enfoiré qui me l'avait volée, et puis je fumais aussi des joints. Au début c'était occasionnellement, lors de fêtes ou des trucs dans le genre. Mais j'ai fini par en avoir besoin, comme j'avais eu besoin de Marilyn Manson et de faire l'amour à Mary à un moment. Steeven m'appelait tous les soirs pour prendre de mes nouvelles. Steeven est un ami raisonnable. Il était désespéré que je me drogue. Il n'arrêtait pas de me dire d'arrêter, et moi je l'envoyais se faire foutre. J'avais besoin de ma came. Il pleurait des fois, et moi je m'en foutais.
Un jour, j'étais avec un ami de défonce, Cris, et nous étions allé nous ravitailler en shit chez notre dealer, nous étions arrivé dans son appartement et nous l'avions trouvé avec un mec de trente ans. La barbe et des vêtements hippies, ce mec était bien louche. Il nous avait montré l'évier en acier chromé, et sur l'évier, il y avait une feuille de papier alu recouvert de ligne coke. Le vieux hippie nous proposa d'essayer. Nous avons sniffé ça nous a explosé la tête. Et Nous avons acheté de la coke. Nous sommes devenus tellement accro que nous nous sommes mis a dealé. Je me rappelle d'un gars qui voulait pour cent euros de came. Nous étions allé acheter la coke, et le soir, je me rappelle de sa gueule déformée par la came que j'avais dans le nez, et lui était très déçu. Nous n'avions plus de came à lui refiler ; nous avions tout pris en une après-midi. J'avais passé ma nuit à essuyer mon nez dégoulinant de sang et mes lèvres barbouillées de coke. En plein délire.
Puis a un moment j'en ai eu marre. Marre de passer mes journées déchiré, et puis je n'avais plus le choix : je n'avais plus d'argent.
J'ai donc arrêté la drogue du jour au lendemain, bien décidé à repartir du bon pied et d'avancer dans la vie. Steeven m'a suivi, nous avons repris les cours à la fac tout les deux. Je travaillais avec assiduité et réussissais avec brio mes examens.
Un jour, le directeur de la fac était rentré dans notre salle durant le cour. Steeven n'était pas venu aujourd'hui. Il ne reviendrait d'ailleurs plus jamais. Steeven était mort.
Dans son lit, seul. Le seul ami qui ne se soit jamais drogué et toujours soucié de moi. Moi qui avais toujours été sur le fil du rasoir, toujours frôlé l'overdose, risquer ma vie pour un trip. Lui qui ne fumait pas, buvait tres peu, la gentillesse incarnée. Mon ami. Je pleurais en classe, le directeur me regardait d'un air compréhensif, alors qu'il comprenait rien du tout ce gros connard. J'ai demandé la permission de fumer une cigarette par la fenêtre. En fumant, je pensais à lui. Et puis j'ai ressenti un manque.
En sortant de la fac (les cours s'étaient fini plus tôt) j'étais directement allé chez mon dealer, pour voir si il n'avait pas quelque chose a me refiler. Il n'avait pas de coke, que de l'héroïne. Mon dealer n'avais jamais essayer mais m'avait certifié que c'était de la pure, ni coupée, ni rien du tout. J'en ai donc pris. Il m'a regardé prendre mon premier shoot. J'ai mis ma ceinture autour de mon bras en tapotant pour cherchant la veine la plus saillante. Suite j'ai mis de l'eau Evian dans une cuillère et versé un peu de poudre dans l'eau. J'ai pris la seringue, mouillé un morceau de Kleenex et enroulé ce morceau au bout de l'aiguille pour faire filtre. Ensuite j'ai fait chauffé la cuillère avec mon briquet, jusqu'à ce que la poudre se dissolve dans l'eau. Puis j'ai mis la seringue dans la cuillère et tiré sur le piston.

Je m'arrêtais, essoufflé. Steeven. Steeven. Je sortis une Marlboro de mon paquet et l'alluma. Je tirais une taffe, et deux, et trois. Les larmes me montaient aux yeux. Steeven. J'avais honte de n'avoir envie que d'une fixe aprés sa mort. J'écrasais mon mégot dans le cendrier, et pris la seringue, pris un quartier de citron et versais le jus sur la seringue pour désinfecter. Je tendis mon bras. Une veine bleue ressortait de mon bras. J'enfonçais l'aiguille et appuyais sur le piston. De la pure. Aussi pure que la neige. Je me sentais relaxé, que ma chair et mes muscles se détachaient de mes os, et je me sentais flotter, flotter sans limites, à l'infini, comme si j'étais sur un matelas d'eau, qui s'étend aux tissus, qui me donne l'impression de naviguer dans d'autres mondes. Je ne parlais plus car je n'en avais pas besoin. L'héroïne est devenu ma seule ami.
En échange de sucer mon sang elle me promettait de me manquer à un point que je la rechercherais, une amie fidèle qui me satisferait toujours.
Steeven a vite disparu, laissant place a mon héroïne. Puis il y avait cette vie de junkie.
Trois shoot quotidien, cigarettes entre chaque shoot, trouver de l'argent, la voler, car on se came on ne travaille pas. Inutile donc de vous dire que je ne suis jamais revenu à la fac. Oui, je ne suis jamais sorti de l'enfer. Je longeais les murs, devenu l'ombre de moi-même. De toute façon je suis un ombre.

Je vous dit ça aujourd'hui car je vais mourir. Depuis la mort de Steeven, ma vie a pris fin. Je n'ai plus d'argent. Je n'ai plus d'endroit ou aller. Je cours sans cesse pour éviter la police, pour voler, pour aller chercher ma came. Mon bras est recouvert de points rouges.
Une vie en perpétuel mouvement, la recherche de drogue dans la rue, la crainte des cartons et des dénonciations, la traversée continue de la ville et de la vie, les sorties a des heures intempestives, les rendez-vous dans des endroits étranges, les poursuites, les mensonges, les trahisons, les revanches, les nouveaux junkies et dealers, les joint, les seringues, les sachets de dope, le Rohypnol, les bastons, les disputes, le Buprex, le manque, les palliatifs pour surmonter le manque, les courses poursuites effrénées. Le vertige de l'aventure, le flirt avec la mort. Une vie dure. Une vie a cent à l'heure. L'ecstasy de l'héros. L'héroïne.
Ma seule amie.

Voila, il est 1h04. Ici s'achève ma vie. Un combat constant avec la drogue, qui l'a emporté. Je suis faible. Alors autant en finir maintenant. J'en ai marre.

Marilyn Manson Mary Cris Steeven Bière Marlboro Joint Fixe Rail Seringue Came Junkies Vie Mort Paradis Enfer

Je ne suis pas sorti de l'enfer et j'y resterai à jamais. J'ouvre la fenêtre. Je n'ai pas peur du vide. Je suis en haut d'une tour. Où je viens de tuer mon vendeur de came habituel.
Plus rien a foutre. J'enjambe la rambarde. 23ème étage. Je lâche. L'air me fouette le visage. Le sol se rapproche. Steeven.

*

# Gepost op vrijdag 31 augustus 2007, 06u12

R E D & B L A C K

On the Road Of Broken Loves
We're so closer to the dust
Darling, are we in Lust?
Our fuckin' sins
We are the lost

I liked her cute figure
Her eyes, her lips, her breast
I loved you little girl
You was the air
And eveything I breathe

In the sacrifice to the God
Two lovers against the world

I liked your skin is white cloth
My heart is all sewn apart
We're high, this is the last time
To try, to fly
To fall, to die


This is the last time to make love
Between your legs, deep inside
Sweet kiss, my tongue in your mouth
This is what we need
Well! Not quite.

Dear God, we fuck you. You are bullshit dude. Kill your god kill yourself. We hate you bad world. Hate you motherfuckers. Rotten world, concentrate of shit. Come on god, we wait you. To kill you, we will die for a better world. Come on faget. Fuck you, FUCK YOU!
Red & Black

In the sacrifice to the God
Two lovers against the world

Come on let my lips on yours
Come on, jump after those years
We hate you, world, and your
damned motherfuckers
Waiting their bliss

I don't believe in the death
God, you will eat our ashes
Born and burn in the fire of Hell
We don't believe in this
Heaven doesn't exist

Take my hand my love
This is time to a last kiss
This is time to a lost bliss
This is time to give our tears
Together and forever
You are my fuckin' fear

Destroy ourself right now
We are coming home

R E D  &  B L A C K

# Gepost op woensdag 29 augustus 2007, 06u32

2000 Years Of Human Error

2000 Years Of Human Error
I have my eyes to see
To see what I saw
We have no history
Anger closer to blow

We are the pain
We are the same
We are the blame
For everything

We are the slave
You are the day
We are the strange
We're on your way

And I can't explain
I like this game
We'll be insane
And that make me blind

We are the wave
They are the bad
We love, they hate
We try to get away

[I'm looking around]
[We destroy all that we found]
[People, we'll be alone]
[Don't wait, look and try, it's done]

We're going insane
After this fuckin years
We're couting our days
This is not time to play

2OOO YEARS OF HUMAN ERRORS

Where goes the world?
We are his head
We'll be the same
We're going blind

# Gepost op dinsdag 28 augustus 2007, 08u44

Evilution [Part.2] (Angels Fall)

Evilution [Part.2]   (Angels Fall)
A pace in the night
I'm not became a butterfly
There was the angels fall
You leave in my heart a hole

I'll sleep every days and years
I'll be a little boy hollow eyed
Because of you I am insane
This day, you was without disgrace

(I didn't must that)
Sorry angel
Without you, life is hell
Sorry angel
Your name is in my throat
This is not blow
You make me low

I wish you could be mine
Your presence make me high
Your presence make me blind
Sorry, it is hard to try

I wanna erase your head
And cut your fucking name
Please give me back my hearth
I wanna kill myself

(I didn't must that)
Sorry angel
Without you, life is hell
Sorry angel
Your name is in my throat
This is not blow
You make me low

My life is really not the Light
I try to get so high
I wanna feel inside
I gonna get so high

# Gepost op vrijdag 27 juli 2007, 06u59

Evilution [Part. 1]

In your eyes, I born / In dirt like a little worm
I will became a butterfly / Love in me, until I die.

Little girl this is your creation
A concentrate of evilution

You are the apple of my eyes / I put my trust in you
I am not born to be bad / Whispering your name too

Little girl you're older than me / My love is really impossible
And you are gone cheerfully / My eyes lost in your sky

You haunt me everytime / I believed in us childishly
In my dreams until my night / In my sweet blood like cherry

Please don't cry
I'm fine in my suicide

This is your creation
Concentrate of evilution

I LOVE YOU
I HATE YOU

Good bye my lover
Love like a little bullet
Trought my rotten chest
Oh, I am so fine
My love, I am dead.

# Gepost op dinsdag 24 juli 2007, 04u01

Gewijzigd op zaterdag 28 juli 2007, 06u36